Les Hauts plateaux

Mathurin Bolze / Cie les mains, les pieds et la tête aussi

Dans un espace graphique conçu tel un livre de pop-up géant, fait de sols mouvants, de plateaux volants et d’échelles mobiles, le trampoliniste Mathurin Bolze et ses complices déploient des variations acrobatiques infinies. De chutes en envolées, ces sept virtuoses se jouent de l’apesanteur dans un théâtre oblique, explorant la notion de ruine et de reconstruction. Une ode à la renaissance, où l’art du rebond prend des atours magiques et sublime nos humaines fragilités.

Entouré de six acrobates, Mathurin Bolze, figure majeure du cirque actuel, a imaginé un spectacle en forme d’exploration d’un « monde d’après » en apesanteur. Sous les ruines, la vie rebondit. Inventant de nouveaux agrès où le trampoline reste roi, Les Hauts plateaux met en jeu une communauté réfugiée sous la terre qui résiste à l’effondrement, refusant la fatalité. D’abord survivre… puis vivre ! A grand renfort d’humour, de sens burlesque, de contorsions et d’envols, la gravité laisse place à la légèreté. L’humanité renaît de ses cendres.
Chorégraphiée et ciselée à l’extrême, l’exploration des figures collectives ou individuelles, générées par le doublement des trampolines et la variation de leur inclinaison, est stupéfiante de poésie visuelle. Ce collectif de survivants résilients se déploie dans cette scénographie virtuose, relevée de projections vidéo, d’un univers sonore malicieux, le tout sublimé par un mise en lumières exceptionnelle. Contorsionnistes du corps et de l’esprit, la joyeuse bande de ces Hauts plateaux nous élève, en douceur, vers un état de grâce qui ne nous lâche plus.

Ode à la renaissance après la catastrophe, Les Hauts plateaux de Mathurin Bolze stupéfie par l’élan virtuose qui unit ses interprètes acrobates, contorsionnistes et danseurs. LES INROCKS

 

Entouré de ses comparses, Mathurin Bolze propose un théâtre ubique autant qu’oblique. Libération

Il y a ce sens de l’envol, miraculeux, que Bolze a transmis à ses compères. Ils baguenaudent, dansent, sautent et tombent ensemble pour mieux se tenir la main ensuite. Télérama

Une fête graphique en apesanteur. Télérama