La Dimension d’après

Slave to the hit

Tsirihaka Harrivel / Tout Ça Que Ça

Solo de cirque, performance, installation musicale, vidéo… Les étiquettes valsent lorsqu’il s’agit de présenter un spectacle du touche-à-tout Tsirihaka Harrivel. Librement inspiré du slapstick, une forme d’humour rendue célèbre par Chaplin et le cinéma burlesque américain, sa dernière création très personnelle, La Dimension d’après, explore ainsi les méandres de la psyché de l’artiste qui chute.

Il y a trois saisons, accompagné de sa complice Vimala Pons, leur incroyable Grande — avait, en plus de faire salle comble, enthousiasmé, surpris, déboussolé, ému et fasciné nombre de spectateurs de La Coursive. La genèse de La Dimension d’après est justement inspirée de la sensation de vide absolu qu’a connue Tsirihaka Harrivel, après une chute accidentelle de huit mètres lors d’une représentation de Grande —, qui a bien failli lui coûter la vie.
La performance composite de La Dimension d’après raconte une résilience, depuis la chute jusqu’à la sortie du choc émotionnel. Sous-titré “Slave to the hit” (esclave du coup), le spectacle puise ses influences dans le slapstick, un humour à base de violence physique, souligné par deux bâtons frappés, qui servaient au bruitage des bagarres. Une manière de marquer le coup !
Avec passion, pugnacité et une indéniable volonté ludique, Tsirihaka Harrivel renouvelle l’idée même de spectacle en racontant l’histoire d’un homme qui, se perdant dans les couloirs d’un bâtiment, accède à un univers parallèle, comme un dédale émotionnel dans lequel il rencontrera son double. Sur la scène et sur l’écran, le récit avance, entraînant le spectateur dans un vertige permanent.
La Dimension d’après est un spectacle construit en miroir à l’autre création solo toute neuve de Vimala Pons, Le Périmètre de Denver, également présentée à La Coursive cette saison.