Joshua Redman

Figure majeure de la scène jazz mondiale, le prodigieux saxophoniste américain est considéré par le Guardian comme « l’un des meilleurs improvisateurs du XXIe siècle». Également compositeur et chef d’orchestre, Joshua Redman vient tout juste d’être récompensé aux Grammy Awards. Une pointure.

Bientôt deux décennies que le quartet de Joshua Redman n’avait pas sorti d’album ! Il faut dire que le virtuose était bien occupé, entre ses échappées avec le San Francisco Jazz Collective, les tournées monstres avec l’ami Brad Mehldau ou ses nombreux projets tous azimuts. Après un album hommage à son père, le saxophoniste Dewey Redman, Joshua retrouve donc son crew originel, ses frères d’armes pour Come What May, sorti en mars 2019. Et c’est un pur plaisir de mélomane, à la fois complexe et d’une fluidité absolue.
Diplômé d’Harvard en 1991 et vainqueur du prestigieux Concours Thelonious Monk la même année, Joshua Redman explose très vite sur la planète jazz internationale, traçant sa route aux côtés de Dianne Reeves, Roy Hargrove, Herbie Hancock, Quincy Jones, McCoy Tyner, Chick Corea, The Roots, Stevie Wonder et même les Rolling Stones. Revendiquant autant l’influence des grands maîtres de la note bleue que du funk le plus débridé, Joshua Redman explose autour des années 2000 avec ses propres projets, rivalisant de virtuosité, d’élégance, d’imagination et couronnés de plusieurs nominations aux Grammy Awards.
Recevoir ce grand monsieur, de surcroît avec la formation si chère à ses yeux, est un honneur.

Le ténor et son trio montrent comment susciter l’enthousiasme et faire vibrer la foule sans la moindre compromission artistique. The Boston Globe