Didon et Énée

Henry Purcell / Johannes Pramsohler / Benoît Bénichou / Ensemble Diderot

Une histoire d’amour mythique doublée d’une pépite de l’opéra baroque anglais. Johannes Pramsohler dirige avec intensité et délicatesse son excellent Ensemble Diderot, dont les fiers coups d’archet se montrent toujours au service d’une mise en scène imaginative.

Composé d’après L’Énéide de Virgile, ce chef-d’œuvre lyrique conte les amours fulgurantes et tragiques de Didon, reine de Carthage, et Énée, prince de Troie. Contraints par les sorcières et les esprits de mettre fin à leur idylle, le prince abandonne sa bien-aimée, qui mourra de chagrin.
Mêlant la comédie à la tragédie, le metteur en scène Benoît Bénichou dessine une trame subtile au service de ce drame des passions. Au cœur d’une scénographie envoûtante, faite de jeux de tulles et de miroirs, quatre chanteurs se partagent les rôles.
Remarquable Didon, la soprane Chantal Santon Jeffery déchire le cœur jusqu’au superbe aria final. Les douze chanteurs du Jeune chœur de Paris se font tour à tour courtisans, sorciers et commentateurs du drame. Dans la fosse, le violoniste Johannes Pramsohler dirige avec beaucoup de raffinement les treize musiciens de l’Ensemble Diderot, en parfaite osmose avec l’interprétation vocale. Une histoire d’amour mythique, où pouvoir et passion s’allient aux splendeurs de la musique baroque de Purcell.

En fosse, l’Ensemble Diderot fait entendre toutes les nuances de la partition. La direction de Johannes Pramsohler veille à la cohérence dramatique, tout en soignant les contrastes suggérés par les différentes danses. Opéra Magazine