Bertrand Belin

Persona

Avec son sixième album, le crooner breton pose sur le monde un regard politique plein d’humour mais jamais cynique. Entre pop et rock, ses chansons et sa voix envoûtante vous hypnotisent.

Clope au bec, guitare et poésie en bandoulière, le dandy un peu bandit Bertrand Belin promène sa classe sur les routes de France depuis une quinzaine d’années. Familier du hors-piste, il a également collaboré avec de nombreux créateurs pour le cinéma, la danse ou le théâtre et a écrit trois romans. En mouvement et questionnements artistiques perpétuels, il cherche, sonde, songe et s’élance.
Quiberonnais biberonné au rock’n roll, amarré à Paris pendant deux décennies, Bertrand Belin passe sa vie à passer des caps. Pour son disque Persona, il opère une nouvelle mue, porté par l’envie de partage avec le public, qu’il entraîne dans sa danse, loin du concert intimiste.
Rock, pop, new-wave, disco, il fusionne tout, pose des touches électroniques sur ses lignes d’horizon et expulse même des solos de guitare électrique au groove irrépressible. Le tout est judicieusement maintenu en tension, entre dire et taire, épure et épique, sanglot et swing. Tout Bertrand Belin est là.

En cinq albums, Bertrand Belin a défini les contours d’un univers poétique et singulier, porté par une voix grave et profonde comme une caverne de velours. Avec une diction qui détache, découpe les mots en métaphores illuminées,  en ellipses de lune… La musique elle, coule comme de l’eau.  En filet, en torrent, en cascade. France Inter