THÉRÈSE

ALAIN CAVALIER

Thérèse Martin parvient à se faire admettre au Carmel de Lisieux. Au fil des jours, elle tient consignés dans un journal les faits et gestes d’une « petite vie» dévouée à une sainteté que seul le Christ, serait à même de voir et d’estimer…

Le film est truffé de moments exquis, telle cette nuit de Noël où les carmélites un peu pompettes chantent et dansent sur un air d’Offenbach. La vie pétille dans ce lieu clos où le diable est un homard, l’amour une grenouille et la mort un plateau qui glisse des doigts d’une vieille femme. Cavalier veille à l’harmonie du profane et du sacré et évite toute imagerie sulpicienne, pour faire ressortir la pauvreté, le martyre et l’éternité. Ce film miraculeux est l’oeuvre d’un ébéniste de l’âme. Le choix de Catherine Mouchet pour incarner Thérèse est un coup de génie. Espiègle, elle est l’innocence personnifiée et illumine le film comme un météore.
JEAN-LUC DOUIN – TÉLÉRAMA, 06 OCTOBRE 2005

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