TENZO

KATSUYA TOMITA

Chiken et Ryûgyô sont deux bonzes de l’école bouddhiste Sôtô. Ils se sont connus pendant leur apprentissage spirituel. Chiken, qui vit avec sa femme et son fils à Yamanashi, s’investit dans la prévention du suicide et dispense les préceptes d’une alimentation végétale et zen. À Fukushima, Ryûgyô, seul, fait face aux ravages du tsunami. Son temple détruit, il travaille au déblaiement de la région et accompagne les victimes relogées en préfabriqués.

Dans un temple Zen, «Tenzo » désigne la personne en charge des repas. C’est une des six fonctions prestigieuses du monastère, associée par ailleurs à l’enseignement d’autres aspects décisifs de la doctrine. On l’aura compris, à titrer ainsi son film, Katsuya Tomita place la cuisine, le soin, l’hospitalité, l’attention aux autres, plus largement la question de la communauté, au coeur de son projet. Fruit d’une commande émanant d’une association de bonzes, Tenzo choisit Chiken et Ryûgyô, deux moines bouddhistes, pour protagonistes. L’un et l’autre ont été frappés dans leur activité par la catastrophe de Fukushima, l’un et l’autre ont décidé de se mettre au service de leurs compatriotes…
JEAN-PIERRE REHM – in CATALOGUE FID MARSEILLE 2019

L’un des plus beaux [films présentés à Cannes, N.D.L.R.] est un film d’à
peine une heure du remarquable jeune réalisateur Katsuya Tomita, déjà
repéré grâce à deux films majeurs, «Saudade» et «Bangkok Nites».
JEAN-MICHEL FRODON – SLATE.FR