SIX PORTRAITS XL
PHILIPPE 3 BERNARD

ALAIN CAVALIER

Filmer la vie, pour moi, met des plumes au plaisir de la vivre.

Programme 3 Philippe : le journaliste / Bernard : le comédien

J’ai tourné mon premier film avec une caméra qui faisait un bruit de machine à coudre. Mes films suivants avec une caméra énorme, blindée, pour ne pas entendre le bruit de sa mécanique. Aujourd’hui, comme un prolongement de mon cerveau, dans ma main, au chaud, je tiens une caméra fraternelle. Voilà toute l’histoire de ma vie et mon bonheur de la terminer en filmant librement à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Je rejoins mes amis peintres, écrivains, musiciens. Je fais partie d’un mouvement précis dans l’histoire du cinéma : filmer à la première personne. Aujourd’hui, le spectateur sait reconnaître les films où l’auteur tient la caméra, et vous montre son seul point de vue. Un nouveau trio est en formation : Filmeur. Filmé. Spectateur. Un parfum différent. Dans les Six portraits XL, on m’entend dialoguer par petites touches avec la personne que je filme. Je souhaite que le spectateur me suive, devienne filmeur lui aussi en regardant mon travail, l’approuvant, le contestant, cherchant une autre façon de voir les choses. Je me suis aperçu que ma caméra, par moments, était comme un instrument de musique. Dans un de mes films, j’ai mis Stardust joué au saxophone par Lester Young. J’avais l’impression de filmer comme il soufflait. Quand je tiens la caméra, mon souffle règle mes déplacements, mes arrêts, le rythme et la durée du plan. C’est la maîtrise de la respiration qui me guide et quand elle commence à se bloquer c’est que le plan est en perte d’énergie et qu’il faut couper…
ALAIN CAVALIER – in DOSSIER DE PRESSE

Philippe
« Le matin, Philippe Labro, avec son équipe autour d’une table, prépare ses quatre entretiens de l’après-midi. Une comédienne, un écrivain, un homme de théâtre, un boxeur. Chacun est filmé en studio en un seul plan de 28 minutes avec travellings et jeux de miroirs. Pas de droit à l’erreur. Sport de haut niveau. » Alain Cavalier

Bernard
Avec la figure de Bernard Crombey, c’est au sacerdoce du comédien qu’Alain Cavalier rend hommage. Il filme Bernard, au fil des années, juste avant qu’il n’entre en scène, puis quand il en sort, sous les applaudissements. Nous éblouissent alors l’exigence du jeu, les transformations que Bernard opère sur son corps, sa voix, son regard.

SIX PORTRAITS EN TROIS FILMS DE 100 MIN.
Programme 1 Léon : le cordonnier arménien / Guillaume : le boulanger
Programme 2 Jacquotte : la nostalgique / Daniel : le cinéaste
Programme 3 Philippe : le journaliste / Bernard : le comédien