SIX PORTRAITS XL
Léon 1 Guillaume

ALAIN CAVALIER

Filmer la vie, pour moi, met des plumes au plaisir de la vivre.

Programme 1 Léon : le cordonnier arménien / Guillaume : le boulanger

J’ai tourné mon premier film avec une caméra qui faisait un bruit de machine à coudre. Mes films suivants avec une caméra énorme, blindée, pour ne pas entendre le bruit de sa mécanique. Aujourd’hui, comme un prolongement de mon cerveau, dans ma main, au chaud, je tiens une caméra fraternelle. Voilà toute l’histoire de ma vie et mon bonheur de la terminer en filmant librement à n’importe quelle heure du jour et de la nuit.

Je rejoins mes amis peintres, écrivains, musiciens. Je fais partie d’un mouvement précis dans l’histoire du cinéma : filmer à la première personne. Aujourd’hui, le spectateur sait reconnaître les films où l’auteur tient la caméra, et vous montre son seul point de vue. Un nouveau trio est en formation : Filmeur. Filmé. Spectateur. Un parfum différent. Dans les Six portraits XL, on m’entend dialoguer par petites touches avec la personne que je filme. Je souhaite que le spectateur me suive, devienne filmeur lui aussi en regardant mon travail, l’approuvant, le contestant, cherchant une autre façon de voir les choses. Je me suis aperçu que ma caméra, par moments, était comme un instrument de musique. Dans un de mes films, j’ai mis Stardust joué au saxophone par Lester Young. J’avais l’impression de filmer comme il soufflait. Quand je tiens la caméra, mon souffle règle mes déplacements, mes arrêts, le rythme et la durée du plan. C’est la maîtrise de la respiration qui me guide et quand elle commence à se bloquer c’est que le plan est en perte d’énergie et qu’il faut couper…
ALAIN CAVALIER – in DOSSIER DE PRESSE

Léon
Léon Maghazadjan est le cordonnier qui enchante son quartier, le soleil auquel viennent se réchauffer chaque jour les habitants. Car Léon est toujours là, prodigue d’histoires, de réconfort et de bons mots, avec le charme de sa gouaille populaire et parisienne. La fermeture prochaine de sa boutique est un drame dont la petite communauté qui s’improvise autour de lui prend toute la mesure.

Guillaume
Une fois trouvé l’emplacement dans lequel Guillaume Delcourt va ouvrir sa nouvelle boulangerie-patisserie, il arrive sur son lieu de travail aux aurores et n’en repart qu’à la nuit tombée. Il est de ces passionnés dont l’investissement frappe par sa démesure.

SIX PORTRAITS EN TROIS FILMS DE 100 MIN.
Programme 1 Léon : le cordonnier arménien / Guillaume : le boulanger
Programme 2 Jacquotte : la nostalgique / Daniel : le cinéaste
Programme 3 Philippe : le journaliste / Bernard : le comédien