MES FRÈRES ET MOI

Nour a quatorze ans. Il vit dans un quartier populaire au bord de la mer. Il s’apprête à passer un été rythmé par les mésaventures de ses grands frères, la maladie de sa mère et des travaux d’intérêt général. Alors qu’il doit repeindre un couloir de son collège, il rencontre Sarah, une chanteuse lyrique qui anime un cours d’été. Une rencontre qui va lui ouvrir de nouveaux horizons… Une comédie française « à l’italienne » et une des plus belles révélations du dernier festival de Cannes.

Quelle est la genèse de « Mes frères et moi » ?

YOHAN MANCA : C’est la libre adaptation d’une pièce de théâtre que j’avais montée et jouée à l’âge de dix-sept ans. Il s’agissait de quatre monologues dits par quatre frères. Il y avait notamment le thème de la rencontre d’un personnage avec l’art alors que rien ne le prédestinait à ça. […] Je pensais au cinéma que j’adore, le cinéma italien de Federico Fellini, qui a montré les banlieues, les périphéries…. Les Nuits de Cabiria par exemple montre un Rome étrange, dans la zone. C’est beau et cruel… La pellicule draine l’idée de quelque chose qui imprime de façon organique, atemporelle. C’est pour ça aussi que dans mon film, il n’y a pas de téléphone portable, pas de technologie actuelle, je voulais concentrer toute l’attention du spectateur sur un sujet intemporel : l’art qui nous sauve.

Pourquoi avoir choisi l’opéra comme discipline artistique du film ?

Y. M. : Par coup de foudre, d’abord, pour un air d’opéra issu de L’Élixir d’amour de Donizetti, et grâce à ma rencontre avec la comédienne Judith Chemla, qui joue Sarah, la professeure de chant du film. Quand je l’ai entendue chanter La Traviata, moi qui ne connaissais rien à l’opéra, je suis devenu amoureux de cet art musical…
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