LOS SILENCIOS

BEATRIZ SEIGNER

Quelle belle idée que cette île fantastique où les morts côtoient les vivants !
Aucun artifice – mises à part les délicates touches de couleurs fluorescentes qu’arborent les fantômes – ne les distingue. La tâche en revient au spectateur qui va finir par accepter cette étonnante cohabitation. Nous     sommes aux confins de trois pays, le Brésil, la Colombie et le Pérou, dans un petit morceau d’Amazonie vers lequel convergent des réfugiés politiques. À la suite du décès de son mari, Amparo et ses deux enfants, Nuria et Fabio, découvrent que le modeste village sur pilotis qu’ils ont rejoint est peuplé d’âmes errantes. Cette révélation perturbe à peine leur quotidien qui s’en trouve pourtant sublimé. Tout est normal mais tout est magique. La recherche d’emploi, les amitiés naissantes ou les différentes façons de cuisiner témoignent de modes de vie singuliers sans jamais tomber dans les travers ethnographiques trop lissés des « films du monde » qui encombrent parfois les sélections des grands festivals internationaux de cinéma. Los silencios diffuse une délicate petite musique universelle sans jamais verser dans l’exotisme.
VINCENT THABOUREY – POSITIF, JUILLET-AOÛT 2018

L’inspiration du film vient tant des histoires personnelles et collectives que de l’île elle-même, si singulière, et des sensations qu’elle m’a communiquées.      Je m’y suis rendue et j’ai commencé à interroger les habitants de
« la isla de la fantasia »… Ce film, je l’ai toujours vu comme un film où le sensoriel avait une place concrète, tout comme les fantômes ont une place concrète dans cette région insulaire.
BEATRIZ SEIGNER – in DOSSIER DE PRESSE