LITTLE JOE

JESSICA HAUSNER

La réalisatrice autrichienne (Lourdes, Amour fou) nous livre ici une fable dystopique passionnante sur une plante génétiquement modifiée…

FINE FLEUR. Elle s’appelle Alice et séjourne fréquemment dans un pays où les plantes s’entretiennent avec les humains. Phytogénéticienne de haut vol, elle est sur le point de renoncer à la raison scientifique pour s’aventurer aux frontières de la psychose. Tel un végétal vigoureux, Little Joe puise ses éléments nutritifs dans toutes les strates de la fiction, de Lewis Carroll au cinéma de série B américain (impossible de ne pas penser à La Petite Boutique des horreurs) au théâtre de l’absurde en passant par ces mélos aux héroïnes désorientées dont le prototype est le Gaslight (Hantise) de George Cukor. Ce qui n’empêche pas ce film virtuose d’être d’une irréfutable modernité, de mettre les audaces sacrilèges de la science au service de la satire la plus corrosive et des interrogations existentielles les plus vertigineuses.
THOMAS SOTINEL – LE MONDE, 18 MAI 2019

LE MYSTÈRE. Ce secret que chacun porte en soi, c’est le point de départ de l’histoire. C’est toujours un secret difficilement compréhensible pour les autres, mais aussi pour l’individu lui-même. Ce mystère qui est en nous va émerger soudainement, et tout ce qui nous a paru familier jusque-là va sembler tout à coup énigmatique. Une personne que l’on croît bien connaître devient soudain étrange. La proximité devient distance.
JESSICA HAUSNER – in DOSSIER DE PRESSE