L’HOMME FIDÈLE

LOUIS GARREL

Abel et Marianne sont séparés depuis dix ans. Alors qu’ils se retrouvent, Abel décide de reconquérir Marianne. Mais les choses ont changé : Marianne a un fils, Joseph, et sa tante, la jeune Ève, a grandi. Et ils ont des secrets à révéler…

CHARLES TESSON : Le film est composé de triangles de personnages et c’est aussi un récit à trois voix, chacun ayant sa voix intérieure.
JEAN-CLAUDE CARRIÈRE : La voix off ne fait partie que du langage cinématographique. C’est une possibilité merveilleuse. Le théâtre n’y a pas recours.
LOUIS GARREL : Les voix off sont trois visions de l’histoire. Ce film, j’avais envie que ce soit trois choses à la fois, un mini thriller, un mini Hitchcock, dans lequel on peut imaginer qu’une femme est coupable d’un meurtre, et puis c’est une comédie de remariage à partir d’un couple qui se sépare puis se retrouve, avec tous les empêchements et les obstacles qu’ils vont franchir, et en troisième lieu on se retrouve avec une comédie gaguesque de clown dans laquelle le personnage d’Abel se prend des portes tout au long du film. Au final, les trois voix intérieures permettent de développer plusieurs genres à l’intérieur du film. Jean-Claude, qui déteste la psychologie, me dit que les gens se définissent par ce qu’ils font, qu’il n’y a pas de préétabli. Cela m’a rappelé ce que me disait Luc Bondy au théâtre : «N’essayez pas de lier toutes vos actions sur la scène. On peut faire une action totalement contraire à ce que vous avez fait auparavant. »
in DOSSIER DE PRESSE