LES RACINES DU MONDE

BYAMBASUREN DAVAA

En Mongolie, le père d’Amra, chef des derniers nomades des steppes, s’oppose aux sociétés minières internationales à la recherche d’or. Après sa mort dans un tragique accident, son fils, entreprend de continuer son combat mais avec les moyens d’un garçon de douze ans…

C’est avec deux très beaux films qui magnifiaient déjà les steppes mongoles, L’Histoire du chameau qui pleure et Le Chien jaune de Mongolie, que la réalisatrice Byambasuren Davaa s’est fait connaître dans le monde entier. Sur certains aspects, Les Racines du monde n’est pas sans rappeler les grands westerns américains, et plus particulièrement les films qui abordent la période légendaire de la ruée vers l’or. Byambasuren Davaa manie l’art de filmer les paysages majestueux à la perfection. Elle rend compte de l’immensité de ces vastes steppes arides, entourées de montagnes. Il existe d’ailleurs plusieurs points communs entre les amérindiens et les nomades de Mongolie : les indiens étaient aussi un peuple nomade, leur habitat – le tipi – n’est pas très éloigné de la yourte, ils pratiquent l’élevage et l’agriculture, présentent le même attachement profond à la terre et vivent en parfaite harmonie avec la nature.