LES ESTIVANTS

VALERIA BRUNI TEDESCHI

Une grande propriété sur la Côte d’Azur. Un endroit qui semble hors du temps et protégé du monde. Anna arrive avec sa fille pour quelques jours de vacances. Au milieu de sa famille, de leurs amis, et des employés, Anna doit gérer sa rupture toute fraîche et l’écriture de son prochain film. Derrière les rires, les colères, les secrets, naissent des rapports de domination, des peurs et des désirs. Chacun se bouche les oreilles aux bruits du monde et doit se débrouiller avec le mystère de sa propre existence.

Ces «Estivants» sont des personnages familiers de ta vie…
VALERIA BRUNI TEDESCHI : Avec Les Estivants comme avec mes autres films j’ai essayé de donner un sens à ma vie et de tendre un fil dans le temps. Le cinéma me permet de remettre de l’ordre dans les évènements fondateurs et décisifs de mon existence. Mais il ne s’agit pas que de moi, c’est aussi le monde autour de moi que je raconte. C’est à l’échelle même de la totalité de tes films qu’il y a une sorte de restitution en direct de ta vie.

Comme si leur enchaînement devenait une seconde vie.
V. B-T. : « Ma vie de cinéma » donne du sens à ma vie en général qui m’est souvent incompréhensible…, donne un peu de lumière à la confusion, de voix à la douleur. Elle fait que les gens qui nous quittent peuvent revenir, que les morts peuvent être convoqués, que les souvenirs resurgissent.

Est-ce que c’est un film autobiographique?
V. B-T. : Je préférerais parler « d’autobiographie imaginaire ». Ces deux termes peuvent paraître contradictoires : c’est justement leur alliance et leur tension, la contradiction qu’ils créent l’un avec l’autre, qui m’intéresse.
PROPOS RECUEILLIS PAR DOMINIQUE PAÏNI – in DOSSIER DE PRESSE