JOSEP

AUREL

Février 1939. Submergé par le flot de Républicains fuyant la dictature franquiste, le gouvernement français les parque dans des camps. Deux hommes séparés par les barbelés vont se lier d’amitié. L’un est gendarme, l’autre est dessinateur. De Barcelone à New York, l’histoire vraie de Josep Bartolí, combattant antifranquiste et artiste d’exception.

Il y a eu plusieurs paris graphiques à relever en réalisant ce film : rendre
hommage à l’oeuvre de Bartolí, mettre mon trait et mon univers graphique
au service de l’histoire, exprimer mon propre ressenti par rapport au
dessin et à l’œuvre de Bartolí. En quelques mots : faire un film personnel
au service d’un autre dessinateur. J’ai décidé de faire évoluer cet univers
graphique en fonction des étapes de la vie de Josep, en faisant évoluer
aussi bien le traitement du trait du dessin (dessin à la plume, au crayon
ou au feutre, voire l’absence de trait) que celui de la couleur (matières,
palette de couleurs). Ces différentes ambiances permettent à la fois au
spectateur de se repérer dans les diverses époques du film qui s’alternent
(cinq au total) et de coller de manière implicite à l’esprit du travail de
Josep Bartolí pour chaque époque. En effet si Bartolí a dessiné au crayon
dans les camps, sans une once de couleur, il s’est par la suite révélé à la
couleur à Mexico aux côtés de Frida Kahlo. Puis il s’est peu à peu libéré
d’un traitement dessiné pur pour aller, l’âge avançant, vers des oeuvres
peintes sans « trait », privant ses sujets de contour, ne gardant plus que
les masses et les couleurs…
AUREL – in DOSSIER DE PRESSE