JEUNE JULIETTE

Anne Emond

Cette comédie met en scène les péripéties de Juliette, une jeune lycéenne qui, à l’approche des vacances d’été, fera d’importants apprentissages sur les garçons, l’amour et l’amitié.

Magnifiquement dialogué, parsemé de scènes qui font rire sans jamais forcer le trait, le récit est visiblement nourri de la propre expérience d’une cinéaste qui semble prendre ici une douce revanche sur sa propre adolescence. En dessinant un personnage avec du répondant, à l’imagination très fertile, qui ne s’excuse aucunement d’exister, Anne Émond propose un portrait très actuel, même si les phénomènes associés à notre époque ne sont pas directement abordés. L’histoire est en effet davantage axée sur les personnages plutôt que sur leur vie virtuelle et l’influence des médias sociaux. D’où cette authenticité émanant d’un long métrage qui, à l’instar de plusieurs autres films de même nature (on pense à L’Effrontée de Claude Miller), devrait aisément franchir l’épreuve du temps.
MARC-ANDRÉ LUSSIER – LA PRESSE.CA, 9 AOÛT 2019

 

« Jeune Juliette » n’est pas un film sur la puberté, ni les premières amours, c’est plutôt un film sur la prise de conscience de son corps vu par les autres. […] L’enfant qu’elle est peut croire naïvement (magnifiquement, en même temps) que le gars inaccessible dont elle est amoureuse l’aimera bientôt en retour. L’enfant qu’elle est peut croire que sa mère, qui l’a pratiquement abandonnée, l’accueillera à New York à bras ouverts. La fin de l’enfance, c’est un peu cesser de croire à l’impossible.
ANNE ÉMOND – in DOSSIER DE PRESSE