EVOLUTION

KORNÉL MUNDRUCZÓ ET KATA WÉBER

D’un souvenir fantasmé de la Seconde Guerre Mondiale au Berlin contemporain, Évolution suit trois générations d’une famille marquée par l’Histoire. La douleur d’Eva, l’enfant miraculée des camps, se transmet à sa fille Lena, puis à son petit-fils, Jonas. Jusqu’à ce que celui-ci brise, d’un geste d’amour, la mécanique du traumatisme.

En trois chapitres qui oscillent entre souvenirs de la Seconde Guerre mondiale et scènes actuelles de la vie Berlinoise, le cinéaste Kornél Mundruczó (White God, La Lune de Jupiter) et la scénariste Kata Wéber s’interrogent sur l’identité juive en Allemagne et le legs de traumatismes générationnels. Une réflexion qui découle de faits réels et de l’histoire personnelle de Kata Wéber.

 

Il y a de l’extraordinaire dans « Evolution »… Quel rôle cela joue-t-il ?
On ne souhaitait pas que cela fasse trop réaliste parce qu’il s’agit d’une histoire personnelle. Les histoires personnelles sont toujours chargées en émotion. Les chapitres qui parlent du passé sont évoqués par le prisme d’un vécu personnel. Et c’est aussi toujours connecté à de l’inconscient. On ne parle pas de mémoire, mais bien de connaissance subconsciente du passé et des ancêtres. C’est ce qui nous a amenés à l’idée qu’on devrait utiliser ce type d’élément ; la vie ressemble en permanence à un conte magique pour moi. Ce projet est vraiment justifié par cette mémoire particulière et ce point de vue précis et singulier sur la vie d’autrui.
KATA WÉBER – DOSSIER DE PRESSE