DERNIER AMOUR

DINO RISI

L’Ange Bleu revu et corrigé par le maître de la comédie italienne Dino Risi, dans l’une de ses toutes dernières comédies, des plus mélancoliques, avec Ugo Tognazzi et la jeune Ornella Muti.

Ex-gloire de la comédie, Picchio arrive dans une maison de retraite pour anciens comédiens. Il tombe amoureux de la jeune Renata, et décide de la suivre à Rome, pour vivre la première aventure amoureuse de sa retraite…

C’est bien dans la tonalité de ce chef-d’oeuvre qu’est « Le Fanfaron » (1962), avec le même scénariste, Ruggero Maccari («Une journée particulière») que Dino Risi, ancien psychiatre, nous fait ici passer avec brio du rire aux larmes. «Dernier Amour », l’un de ses films les plus méconnus, mérite d’être redécouvert.
LE NOUVEL OBSERVATEUR, 16 JANVIER 2020

Le film sort un an après « Cet obscur objet du désir» de Buñuel dont il est l’évident jumeau. […] Dans les deux films, les hommes sont enfermés dans leur version de l’histoire, se pensent les sauveurs de jeunes filles désargentées, croient en leur fidélité et ne doutent jamais de l’intérêt qu’elles leur portent. Par petites touches, Dino Risi observe Picchio s’égarer, le couvre de son regard triste et attendri au moment où il est le plus pathétique. C’est la fin d’un monde, d’une certaine Italie et d’un certain cinéma italien qui regrette son âge d’or qu’incarne Picchio, tandis que Renata prend vite goût à des tenues exubérantes, fourrures criardes et bottines en vinyle – elle est bientôt vouée à être une créature de télévision dont on devine le virage berlusconien.
LES INROCKUPTIBLES, 22 JANVIER 2020