COLD WAR

PAWEŁ PAWLIKOWSKI

Tristan et Iseut, entre Paris et Varsovie, dans les années 50.

[…] Pourquoi aimer Cold War ? Grâce à ses acteurs, et notamment Joanna Kulig, déjà vue dans Ida, qui ici fait littéralement voler en éclat le cinéma trop vissé de son metteur en scène. Dans le rôle de Zula, elle est superbe, elle est belle et convulsive, capable d’un seul regard de suspendre le temps. Le film raconte l’histoire de son amour éternel et infini avec Wiktor, un musicien chargé de repérer, former, dans la Pologne communiste de 1949, les meilleurs chanteurs et danseurs du pays pour former une troupe qui représentera la Pologne dans tous les pays de l’est, et éventuellement à l’ouest. Leur amour est soudain, intense, passionné, ils sont l’un et l’autre l’homme et la femme de leur vie. Mais lui décide de passer à l’ouest lors d’un séjour à Berlin et elle ne le suit pas…

[…] Paweł Pawlikowski, comme à son habitude, tourne en noir et blanc, impose des plans noirs de quelques secondes à la fin de chaque séquence, ou époque… Malgré ses petites manies, le film retrace, avec sobriété et des moyens considérables (le film regorge de scènes musicales et de danse exultantes), un amour fou qui ne peut supporter le monde tel qu’il est. Le dernier plan est déchirant.
JEAN-BAPTISTE MORAIN – LES INROCKUPTIBLES, 11 MAI 2018

 

Être en couple est déjà une grande aventure. Être en couple dans la Pologne de la guerre froide devient une épopée fragmentée, tragique et forcément sublime quand la musique s’en mêle. ARTE