C’EST ÇA L’AMOUR

CLAIRE BURGER

Prix Venice Days à la Mostra de Venise, C’est ça l’amour de Claire Burger (coauteure de Party Girl en 2013), a fait l’unanimité au Festival des Arcs. Un plébiscite heureux, tant cette chronique familiale centrée sur un père divorcé et ses deux filles adolescentes, déborde de finesse, vibrant comme jamais avec ses personnages et ses acteurs.

« C’est ça l’amour », pourquoi ce titre ?
CLAIRE BURGER : Ce titre est plus pour moi une question qu’une affirmation… En plongeant au coeur d’une ville et d’une famille, dans un moment de crise, je voulais observer les liens qui se font ou se défont au gré des incompréhensions mutuelles, des prises de positions hâtives… Il est ici question d’amour mais aussi de pouvoir, de territoire, de reconquête ou de désertion. Mario n’est pas seul à batailler pour conserver ou fabriquer du lien. Niki et Frida sont elles aussi en quête d’amour. Des amours naissants, adolescents. Et le bouleversement intime que vit Frida, qui découvre sa sexualité, vient lui aussi chambouler l’ordre familial.

Dans vos films vous travaillez souvent à partir d’un matériau autobiographique ou inspiré par vos proches…
C. B. : C’est ça l’amour s’inspire de la séparation de mes parents… Plus que dans mes précédents films, je me suis autorisée à aller vers la fiction… Pour raconter cette histoire, je devais sortir de ma subjectivité, imaginer comment cette séparation avait été vécue par les autres membres de ma famille. J’ai pris beaucoup de plaisir à libérer mes personnages de la question du réel ou de la vérité pour les amener à vivre leur propre histoire. J’ai aussi voulu travailler pour la première fois avec un acteur professionnel.
in DOSSIER DE PRESSE