A partir d’une tradition poétique et musicale ancestrale toujours vivante au Moyen-Orient, celle des joutes oratoires appelées «zajal» au Liban, Zad Moultaka tisse la trame d’un opéra où langue et langage, écriture et improvisation s’entrecroisent dans un étrange jeu dramatique. Placé sous la direction musicale de Philippe Nahon, explorateur des infinies possibilités créatives qui peuvent s’inventer entre musique, théâtre et danse, l’ensemble Ars Nova est considéré comme un des plus ardents défenseurs du pluralisme esthétique dans la création musicale contemporaine. Une transversalité artistique revendiquée par Philippe Nahon, sondée notamment avec Peter Brook et Marius Constant, qui a fait la réputation de cet artiste de l’hybridité. Zajal est un chassé-croisé entre Orient et Occident, servi par la soliste Fadia Tomb el-Hage. Son contralto se marie à merveille avec l’univers du «zajal», répondant à la voix profonde du comédien libanais Gabriel Yammine. Il y a une manière acrobatique de composer et d’énoncer la poésie, où la théâtralisation prend tout son sens dramatique et musical. Zajal est une curiosité érudite, une combinaison des expressions d’un ailleurs brûlant bariolé de soie et d’or, mais aussi contemporaines et toutes proches, où la langue sonne comme la musique, et la musique comme un langage, charnel et universel.
Opéra de chambre arabe de Zad Moultaka musique, scénographie et mise en scène Zad Moultaka direction Philippe Nahon
Fadia Tomb el-Hage, contralto
Ars Nova ensemble instrumental Jacques Charles, saxophone Joël Versavaud, saxophone Patrice Petitdidier, cor Fabrice Bourgerie, trompette Patrice Hic, trombone Philippe Legris, tuba Isabelle Cornélis, percussion avec la participation de Gabriel Yammine, comédien
>Création Zajal au TAP Scène Nationale Poitiers le 22 avril 2010
production Ars Nova ensemble instrumental avec le soutien de la Spedidam
Pour en savoir plus: Télécharger le dossier pédagogique du spectacle
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