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TOUS LES ALGERIENS SONT DES MECANICIENS / Fellag
Théâtre
Fellag, l’allumeur de rêves berbères, aux côtés de Mariane Epin, nous fait découvrir les grands et petits charmes de l’Algérie au travers des personnages malicieux et attachants, artistes de la débrouille.
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Grand Théâtre
Durée : 1 h 20
Tarif : Tarif normal : 21€ / Adhérent : 15,50€ / Adhérent - de 26 ans 12,50€
Infos : Ouverture guichet :

Cartes Coursive :
mardi 17 mars

Tous Publics :
mercredi 1er avril
Mercredi 15 avril à 20h30
Jeudi 16 avril à 20h30
Vendredi 17 avril à 20h30

En conteur naturel qu’il est, Fellag nous entraîne dans ses souvenirs de l’Algérie des années quatre-vingt. Accompagné de Marianne Epin, tous deux campent ce couple d’Algériens, Salim et Shéhérazade, aux prises avec les grands et les petits drames qui secouent le pays à cette époque. Avec une verve toute méditerranéenne, ils nous font également découvrir les personnages hauts en couleurs qui animent ce «campiello» algérien. Ils nous révèlent l’absurde de leur quotidien, témoignent de l’ingéniosité de chacun pour accéder par la ruse à la modernité et aux technologies nouvelles. Les activités de l’atelier de mécanique, les techniques farfelues pour fabriquer des paraboles avec des couscoussiers destinées à capter les médias internationaux, les astuces déployées pour faire face aux coupures d’eau imposées, font partie des mécanismes de résistance dont Shéhérazade et Salim sont les acteurs. Avec un humour parfois noir et souvent tendre, ils nous entraînent joyeusement dans cette société où la tradition et la modernité ne cessent de jouer au chat et à la souris.
Fellag possède la maîtrise du geste qui fait mouche pour camper d’emblée un personnage. S’emparant du particulier pour mieux toucher à l’universel, il affine son jeu, associant le magnétisme du mime, la force jubilatoire du caricaturiste et l’insouciance débonnaire du poète jonglant avec les mots. Ici, le geste et la parole sont à la noce et nous livrent les clefs de l’âme d’un peuple.
Fellag ou l’allumeur de rêves berbères.

Représentation supplémentaire le vendredi 17 avril à 20 h 30.

mise en scène Fellag
costumes Pascale Bordet
assistée de Caroline Martel
perroquet Daniel Cendron

avec Fellag, Marianne Epin

coproduction Les Nuits de Fourvière, Département du Rhône, Astérios Spectacles, Un chameau pour l’Australie

PLACES DISPONIBLES
Salim occupait jadis le poste d’intendant général dans un lycée et sa femme Shéhérazade, celui de professeur de français. Faisant partie de la génération des Algériens qui a été formée en langue française, ils se sont retrouvés tous deux au chômage après que la loi sur l’arabisation de l’enseignement fut décrétée.
Ils ont dû quitter leur logement de fonction pour se retrouver dans un bidonville de la périphérie d’Alger. En bon Algérien «qui se respecte», Salim s’est toujours frotté avec succès à ce sport national qu’est la mécanique. Pour subvenir aux besoins de sa nombreuse famille, il a ouvert un atelier de réparation automobile. C’est sur cette trame narrative que débute le nouveau spectacle de Fellag, qui avait déjà présenté à La Rochelle «Un bateau pour l’Australie» et «Le Dernier Chameau».