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Winter Brothers

Réalisateur : Hlynur Pálmason
Avec ... : Elliott Crosset Hove, Simon Sears Victoria Carmen Sonne, Lars Mikkelsen Peter Plaugborg, Michael Brostrup…
Scénario : Hlynur Pálmason
Musique : Toke Brorson Odin
Photo : Maria Von Hausswolff

FESTIVALS 2017 : LOCARNO (Prix meilleur acteur et film européen) / TORONTO / LA ROCHE-SUR-YON
FESTIVAL 2018 : ANGERS (Grand Prix du Jury)

Séances :
  • mer 21 févr.20:00
  • jeu 22 févr.21:00
  • ven 23 févr.18:30
  • sam 24 févr.20:30
  • dim 25 févr.18:00
  • lun 26 févr.16:00
  • lun 26 févr.20:00
  • mar 27 févr.14:00
  • mar 27 févr.18:00
  • jeu 1 mars14:00
  • jeu 1 mars18:15
  • ven 2 mars16:15
  • ven 2 mars20:30
  • sam 3 mars18:00
  • dim 4 mars14:30
  • dim 4 mars20:30
  • lun 5 mars18:00
  • mar 6 mars16:15
  • mar 6 mars20:30
Durée : 1h34
Origine : Danemark / Islande
Année : 2017
Type : couleur, v.o.

La brusquerie des pulsions du mineur, trafiquant et obsédé, joué par l’étonnant Elliott Crosset Hove (récompensé du Prix du Meilleur acteur à Locarno), la violence sans fard de ce monde de mâles, de travail extrême, de tension à la limite de l’humain hantent ce premier film nordique, avec au fond les mêmes ressources que le film étasunien «Lucky» (avec Harry Dean Stanton): la croyance dans la présence des acteurs, dans la durée, dans les puissances des sons, des ombres et des lumières. Une proposition artistique remarquable.

Jean-Michel Frodon, slate.fr, 9 août 2017

 

 

Où le film a-t-il été tourné?

HLYNUR PÁLMASON: Le film a été tourné aux alentours d’une mine de calcaire et d’une vallée, près de la petite ville de Faxe au Danemark. Tout a été tourné dans environ 2km², ce qui nous a donné une grande flexibilité et un accès total à tous les décors 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Il fallait que nous puissions filmer chaque scène avec la météo et l’atmosphère adéquates. Les habitants et les employés de l’usine nous ont beaucoup aidés pendant tout le projet et ont participé en tant qu’acteurs.

Vous venez de l’art visuel. Comment cela vous a-t-il influencé pour ce film?

H. P. : Je me considère comme un artiste qui travaille avec de l’audio et du visuel. Au fur et à mesure du projet, je réalise s’il va devenir un film, une installation vidéo, une peinture, une sculpture ou une série de photos. Je pense que certains projets ont tendance à se transformer en histoires plus longues et dans ce processus, lentement, elles commencent à s’exprimer sous forme cinématographique. J’aime bien travailler en parallèle sur différents projets et avec différents matériaux. La plupart du temps, ces projets s’alimentent les uns les autres d’une façon quasi-organique et dépassent ainsi leurs propres limites.

Qui est Emil pour vous et que voudriez-vous que les spectateurs comprennent de lui?

H. P. : Avec Emil, j’explore le manque d’amour ou l’envie et le besoin d’être désiré et aimé. Avec Emil, je voulais décrire tout cela en langage cinématographique. Emil se raccroche désespérément à quelqu’un ou à quelque chose mais en même temps il y est étranger. J’ai essayé de le dépouiller de tout jusqu’à ne plus faire apparaitre que ses instincts primaires. Peut-être que c’est pour ça qu’il souffre autant. Il a la sagesse des idiots; il est peut-être un peu décalé dans cette époque.

in Dossier de presse