Partager
Version imprimable

Current Size: 100%

Oh Lucy !

Réalisateur : Atsuko Hirayanagi
Avec ... : Shinobu Terajima, Josh Hartnett, Kaho Minami, Koji Yakusho, Shioli Kutsuna…
Scénario : Atsuko Hirayanagi, Boris Frumin
Musique : Erik Friedlander
Photo : Paula Huidobro

CANNES 2017 : SEMAINE DE LA CRITIQUE

Séances :
  • mer 31 janv.14:00
  • mer 31 janv.18:00
  • jeu 1 févr.16:00
  • ven 2 févr.16:00
  • ven 2 févr.20:00
  • sam 3 févr.18:30
  • dim 4 févr.16:30
  • lun 5 févr.18:30
  • mar 6 févr.16:00
  • mar 6 févr.20:00
  • jeu 8 févr.20:00
  • ven 9 févr.16:00
  • sam 10 févr.14:30
  • dim 11 févr.19:30
  • lun 12 févr.18:30
  • mar 13 févr.16:00
Durée : 1h35
Origine : Japon / USA
Année : 2017
Type : couleur, v.o.

Setsuko mène une vie solitaire et sans saveur à Tokyo entre son travail et son appartement, jusqu’à ce que sa nièce Mika la persuade de prendre sa place à des cours d’anglais très singuliers. Cette expérience agit comme un électrochoc. Affublée d’une perruque blonde, elle s’appelle désormais Lucy et s’éprend de John son professeur! Alors, quand Mika et John disparaissent ensemble, Setsuko envoie tout balader et embarque sa soeur, dans une quête qui les mène de Tokyo au sud californien. La folle virée des deux soeurs, qui tourne aux règlements de compte, permettra-t-elle à Setsuko de trouver l’amour?

 

 

Oh Lucy! premier film de la réalisatrice japonaise Atsuko Hirayanagi est une délicieuse comédie douce et amère, où les coeurs balancent entre le Japon et les Etats-Unis. Trois femmes japonaises, un ami américain et un ami japonais scellent ce voyage insolite. Le privilège de retrouver Josh Hartnett, des comédiennes merveilleuses et l’excellent Yakusho Koji, l’interprète de L’Anguille de Imamura. Télérama

 

 

 

NOTE D’INTENTION

En tant que conteuse, je suis attirée par les plus silencieux, parce qu’ils sont ceux qui ont le plus à dire. J’aime imaginer ce qu’ils feraient s’ils avaient la possibilité de prendre la parole. Quand je suis partie aux Etats-Unis à l’âge de dix-sept ans dans le cadre d’un échange universitaire, je me suis moi-même transformée en une personne silencieuse. Je ne parlais pas bien anglais et j’ai immédiatement été perçue comme une «fille asiatique tranquille». Il y avait la façade que les gens voyaient, et puis il y avait le vrai moi qui voulait s’exprimer. Ces deux facettes étaient en lutte constante pour n’être qu’une. C’est ce thème que j’ai exploré et repris dans le parcours de Setsuko. En tant que mère de deux jeunes enfants, j’ai appris en les observant que le désir d’être entendu est un comportement inné chez nous, les humains. Les enfants agissent et parfois même détruisent les choses lorsqu’ils ne sont pas entendus. Ils veulent une attention particulière, ils essaient de nous dire qu’ils existent. A mesure que nous devenons adultes, nous apprenons à nous contrôler, mais notre besoin d’être entendu ne disparaît jamais. Je pense que notre voix cherche toujours un lieu d’existence. Pour moi, le cinéma est cet endroit, l’endroit où l’on entend notre voix et un lieu qui reconnaît notre existence. Atsuko Hirayanagi in Dossier de presse