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Barbara

Réalisateur : Mathieu Amalric
Avec ... : Jeanne Balibar, Mathieu Amalric, Fanny Imber, Vincent Peirani, Aurore Clément, Grégoire Colin…
Scénario : Mathieu Amalric, Philippe Di Folco
Son : Olivier Mauvezin, Nicolas Moreau…
Photo : Christophe Beaucarne

FESTIVALS 2017 : CANNES, UN CERTAIN REGARD / LA ROCHELLE

PRIX JEAN VIGO 2017

 

STAGE CINÉMA

«Mathieu Amalric et ses doubles», animé par Alain Bergala, essayiste, réalisateur, commissaire d’expositions…

samedi 30 septembre et dimanche 1er octobre

 

RENCONTRE

avec Mathieu Amalric, samedi à 20h30

suite à la projection de BARBARA

Séances :
  • mer 6 Sep14:00
  • mer 6 Sep18:30
  • mer 6 Sep20:30
  • jeu 7 Sep14:30
  • jeu 7 Sep17:30
  • ven 8 Sep14:30
  • ven 8 Sep18:00
  • ven 8 Sep20:30
  • sam 9 Sep15:15
  • sam 9 Sep17:30
  • sam 9 Sep20:30
  • dim 10 Sep14:30
  • dim 10 Sep17:30
  • lun 11 Sep20:30
  • mar 12 Sep14:00
  • mar 12 Sep18:30
  • mer 13 Sep14:00
  • mer 13 Sep18:00
  • jeu 14 Sep16:00
  • ven 15 Sep16:45
  • ven 15 Sep20:45
  • sam 16 Sep14:30
  • sam 16 Sep18:30
  • dim 17 Sep16:15
  • lun 18 Sep15:00
  • lun 18 Sep18:30
  • mar 19 Sep16:45
  • mar 19 Sep20:30
  • mer 20 Sep14:00
  • mer 20 Sep18:30
  • jeu 21 Sep16:30
  • jeu 21 Sep21:00
  • ven 22 Sep16:30
  • ven 22 Sep18:30
  • sam 23 Sep17:00
  • sam 23 Sep19:00
  • dim 24 Sep20:00
  • lun 25 Sep18:00
  • mar 26 Sep14:00
  • mar 26 Sep16:00
  • sam 30 Sep20:30
Durée : 1h38
Origine : France
Année : 2017
Type : couleur

Pour moi, Barbara, c’était un personnage de conte de fées, une dame qui fait peur aux enfants.

Mathieu Amalric

 

 

[…] Un film hanté qui fredonne Barbara plus qu’il ne la raconte. Barbara sa vie (un peu), son oeuvre (beaucoup). A priori, ça n’est pas commode de fouiller dans un patrimoine aussi franco-français. Deux risques étaient en embuscade qui auraient été comme deux afféteries rusées:casser (le mythe, etc.) ou augmenter (la légende, etc.). Amalric empreinte un chemin de traverse qui s’affranchit du miroir en le diffractant jusqu’à saturation et explosion. Et Jeanne Balibar est sa «dame de Shanghai», sa lovely Rita. De tout son corps, Jeanne est Barbara jusqu’à l’exaspération, jusqu’au culot d’oser et réussir l’impossible: chanter du Barbara comme Barbara. Mais elle n’est pas du tout une copie, une répétition du même. Plutôt un simulacre qui dissipe la distinction entre le modèle et la copie. Littéralement, une apparence excentrique, troublée et troublante. L’usage des images d’archives est de cette même espèce quand le fondu enchaîné conteste notre perception.

Le faux comme du vrai, le vrai comme du faux. L’enfance de l’art. Amalric interprète le personnage d’un cinéaste tournant un biopic de la star, et Balibar est une actrice de cette fiction, prénommée pour le rôle, Brigitte. Ce n’est pas le cliché théorique de la mise en abîme. C’est tout le film et le cinéma en général, quand il est bon, qui est un abîme. D’où s’évade, apaisante, une petite cantate : «Dis, quand reviendras-tu?».

Gérard Lefort, Grazia Daily Cannes, 20 mai 2017